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Le 8 mai 1945, les nazis signaient leur capitulation sans condition. En France et sur la scène internationale s’exprime alors une puissante volonté de paix et de justice, propre à encourager d’immenses conquêtes sociales et la création de l’ONU. Un rêve jamais pleinement accompli, affaibli par la guerre froide et l’offensive du néolibéralisme, mais à remettre à l’ordre du jour alors que, depuis quatre-vingts ans, l’extrême droite n’a jamais autant relevé la tête.

Les militants communistes, des membres de Givors Unir Agir ont participé ce matin aux commémorations qui se sont déroulées à Givors. 
A cette occasion, la présidente du musée de la Résistance, Marie-Claude Estragnat, a pris la parole pour souligner combien la mémoire devait éclairer la situation actuelle pour éviter que la haine l’emporte sur la solidarité et l’entraide.

M. Le Maire, Mmes, Messieurs les officiels, Mmes, Messieurs qui êtes toujours présents en ce jour de commémoration. 8 mai 1945.

Après 1 an de guerre et 5 ans de refus d’occupation du pays, par ceux que l’on appelle les Résistants avec un grand R, mais que d’autres ont appelé terroristes, la reddition sans condition de l’Allemagne Nazie entre en vigueur.
Combien de morts au combat…..dans les camps de concentration et d’extermination….
 dans les embuscades, dans les fusillades en représailles,…. Combien sont morts car il leur était inacceptable de se plier aux règles des nazis et du gouvernement de Vichy complice. Le rejet de l’autre, la peur de tout, l’endoctrinement culturel, la pensée unique, l’adoration d’un chef.
Hegel disait : « Ce que l’expérience et l’histoire enseignent, c’est que les peuples et les gouvernements n’ont jamais rien appris de l’histoire »
Les dirigeants des plus grandes puissances ont aujourd’hui des désirs impérialistes, au mépris du droit international défini en 1945 par la charte de l’ONU, organisation internationale créée pour résoudre pacifiquement les conflits. Celui de 39-45 ayant pris fin, suite à l’utilisation de la bombe atomique avec les conséquences que l’on connait.
Aujourd’hui la course à l’armement est relancée, la force prime sur la diplomatie. Se souviennent-ils des conséquences de la guerre en Afghanistan, en Indochine, au Viêtnam ? où les peuples bien moins armés leur ont mené la vie dure jusqu’à les pousser hors de leurs frontières ? Certainement pas puisqu’aujourd’hui il y a l’Ukraine, Gaza, l’Iran, le Liban et Cuba dans le viseur.
Les peuples ont-ils appris de l’histoire ? Après avoir subit des crises financières, immobilières, pétrolières, après avoir pris conscience de la corruption ils ne savent plus à qui faire confiance. Alors ils se raccrochent à qui leur dit ce qu’ils ont envie d’entendre sans très bien se souvenir de ce qu’ont été capable de faire les gouvernants. Regardons la carte des camps d’internement en France de 40 à 45 sous le régime de Pétain. Etudions le plan Marshall nous comprendrons mieux ce qui se passe aujourd’hui. L’éducation publique, laïque, a un rôle majeur à jouer.
Pourtant, les Résistants de tous mouvements avaient réussi à se mettre d’accord à l’unanimité sur un programme à mettre en place dès 1944 dans l’intérêt de tous, le programme du Conseil National de la Résistance. Faisons-le connaître, adaptons le car les temps ont changés mais gardons en l’esprit « des jours heureux », solidarité entre toutes les composantes de la société, sécurité sociale, retraites, nationalisation des banques et des grands moyens industriels pour garantir l’indépendance, liberté d’expression. Dans son discours sur les champs Elysée, à la Libération, De Gaulle disait : « Que les grandes sources de la richesse commune soient dirigées non pas pour le profit de quelques-uns mais pour l’avantage de tous ». Malheureusement la transmission de la mémoire des anciens Résistants ne suffit pas à remplacer l’expérience qu’ils ont vécue. Pouvons-nous imaginer qu’un sursaut républicain dépassera les égos au profit de l’intérêt général, permettant que l’histoire ne se répète pas ? Œuvrons, comme avaient réussi les Résistants à le faire, pour léguer à nos enfants un monde en Paix.

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