

Le Parti communiste français (PCF) dresse un bilan très critique de la politique de santé menée par les gouvernements de droite successifs et par Emmanuel Macron, qualifiant la situation de l’hôpital public de « dérive » et de crise structurelle. Selon le PCF, les restrictions budgétaires et la logique de rentabilité ont affaibli le service public de santé.
Le constat du PCF sur l’hôpital public
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Les Sous-financement chronique : Dénonciation d’une politique d’économies et d’austérité sur les budgets de fonctionnement. C’est une dégradation continue pas un accident ponctuel. Quelques chiffres : déficit (sous financement) de 2,9 milliards en 2024 ; dette massive 30 milliards d’encours en 2024 soit 27,8% des recettes cette dette vient du double plan 2007 2012 qui a triplé l’endettement (leur gestion à la papa c’est ca). Le sous-investissement 4,7 % alors qu’il faudrait 6,1% rien que pour compenser l’usure du matériel et des bâtiments. L’enveloppe n’augmente que de 0,2% en réel déduction faite de l’inflation et de la hausse des cotisations retraite. La FHF (fédération des hôpitaux de France représentante des directions) qui n’est pas loin s’en faut 1 organisation d’extrême gauche demandait 6% soit 30 fois plus. Comparativement coût total CICE (avantage fiscal
sans distinction attribué aux entreprises) et son remplacement de 2014 2024 c’est 264,6 milliards d’euros. La fraude et l’évasion fiscale dont 80% sont le fait du patronat c’est entre 80 à 100 milliards par an…et encore la commission des finances a fait doubler le nombre d’officiers fiscaux nous en aurions 80 pour vérifier des dossiers complexes c’est dire qui traque ce gouvernement.
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Gestion managériale : Critique d’un hôpital administré comme une entreprise au détriment de l’humain et du soin.
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Pénurie de moyens humains : Manque d’attractivité des métiers, salaires jugés
insuffisants et vagues de démissions chez les soignants.
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Dégradation de l’offre : Fermetures de lits, de services d’urgences et de maternités de proximité. En résumé lits fermes faute de soignants pas de patients, urgences saturées et déprogrammations d’interventions virage force et non raisonné vers l’ambulatoire. Toute cette pseudo thérapie a pour corollaire la dégradation des conditions de travail épuisement absentéisme démission appel à l’intérim qui coûte encore plus cher.
Les causes selon les communistes
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La logique libérale : Le PCF pointe la financiarisation de la protection sociale et le transfert de ressources vers le secteur privé ou les exonérations patronales. La dernière lubie consistant à « rendre » aux salaries une part du salaire différé en les exonérant du prélèvement social pour qu’ils s’ auto financent une pseudo augmentation salariale n’est qu un marché de dupe mortifère pour les travailleurs et pour notre model.
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L’insuffisance des réponses étatiques : Les plans gouvernementaux successifs (comme le Ségur de la santé) sont jugés cosmétiques ou insuffisants pour enrayer la crise de fond.
Les propositions du PCF
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Revalorisation budgétaire : Restauration des budgets de fonctionnement des hôpitaux publics et annulation de la dette hospitalière.
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Hausse des salaires : Augmentation significative des rémunérations des personnels de santé.
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Moyens matériels et humains : Réouverture de lits, renforcement des services d’urgence et développement de la médecine de proximité.
